Un détail invisible peut tout changer : choisir la mauvaise formule pour clore une lettre de motivation en anglais, c’est prendre le risque d’un faux pas qui barre la route avant même d’avoir été lu. Les règles ne se devinent pas toujours, et le réflexe du copier-coller depuis le français mène souvent dans le mur. D’un côté, le classique ‘Best regards’ paraît parfois trop impersonnel, voire décontracté là où il faudrait de la retenue. De l’autre, ‘Yours sincerely’ réclame, sans crier gare, la présence du nom du destinataire. Ajoutez à cela le grand écart entre les usages britanniques et américains, et l’exercice devient un véritable terrain miné.
Un simple mot de trop, ou pas assez, et la candidature perd en crédibilité. Même avec un parcours impeccable et des arguments solides, tout peut basculer à l’étape finale. Maîtriser les codes s’impose comme un passage obligé pour qu’aucun malentendu ne vienne brouiller la communication.
Les erreurs fréquentes à éviter en conclusion de lettre de motivation en anglais
La traduction littérale du français vers l’anglais tend à produire des formulations maladroites. Pour ceux qui rédigent leur lettre de motivation, il vaut mieux se méfier des tournures héritées de la langue de Molière. À l’écrit, la sobriété prime : phrases courtes, message limpide, pas de fioritures inutiles.
Voici ce qu’il faut garder à l’esprit pour éviter les écueils les plus courants :
- Écartez les francismes et les phrases à rallonge : le style professionnel en anglais préfère l’efficacité à l’emphase.
- Respectez la cohérence linguistique : on ne mélange pas les conventions britanniques et américaines au sein d’un même courrier. Un « Yours sincerely » ne se colle pas à une structure américaine, et inversement, « Sincerely » n’a pas sa place dans une lettre destinée au Royaume-Uni.
- Adaptez la formule finale à la situation : si vous connaissez le nom du destinataire, « Yours sincerely » s’impose. Sinon, « Yours faithfully » reste la référence.
Autre point de vigilance : les contractions et les phrases toutes faites sont à manier avec précaution. Par exemple, des expressions comme « I’d be pleased » ou « I’m looking forward » glissent parfois vers un ton trop familier, surtout dans le cadre d’une candidature à un grand groupe. Mieux vaut rester sobre, sans tomber dans l’auto-promotion excessive.
Un dernier conseil pour éviter toute fausse note : pensez à inclure une phrase qui ouvre sur une suite possible, sans insister lourdement. La relecture, si possible par une personne anglophone ou habituée à l’anglais professionnel, s’avère précieuse pour traquer les maladresses discrètes. Ce travail de cohérence, aussi bien sur la forme que sur le fond, confère à la candidature une force supplémentaire,que ce soit à Paris, à Londres ou à New York, l’attention au détail fait la différence.
Exemples de formules et modèles pour finir une lettre ou un email professionnel sans se tromper
Dans une lettre de motivation rédigée en anglais, miser sur la sobriété reste la meilleure option. Le choix des mots de politesse dépend du contexte, du destinataire et du pays : un détail qui n’en est pas un. La culture de l’entreprise, la fonction visée et la relation avec le recruteur dictent la justesse du ton.
Pour vous repérer, voici les usages à connaître selon l’anglais professionnel :
- Anglais britannique : « Yours sincerely » s’adresse à un recruteur dont le nom apparaît dans l’en-tête (« Dear Mr Smith »). Si le nom n’est pas précisé, « Yours faithfully » reste la formule appropriée (« Dear Sir or Madam »).
- Anglais américain : « Sincerely » ou « Best regards » font consensus dans le monde du travail.
Il est également utile de préparer la formule finale par une phrase de transition, qui invite à la suite sans forcer la main. Voici trois exemples efficaces :
- « Thank you for considering my application. »
- « I look forward to the opportunity of discussing my application with you. »
- « Should you require further information, please do not hesitate to contact me. »
Le dernier paragraphe doit intégrer ce message d’ouverture, adapté à l’esprit de l’entreprise ciblée. Une start-up américaine appréciera sans doute un ton direct et proactif, tandis qu’une institution britannique favorisera la réserve.
Pour ceux qui souhaitent s’appuyer sur un modèle de lettre de motivation en anglais, il est judicieux de s’en servir comme base, à condition d’ajuster chaque détail à la réalité du poste et à la culture de l’employeur. À la fin, la lettre doit répondre au CV, et refléter une maîtrise solide du vocabulaire professionnel, sans jamais perdre de vue la cohérence globale.
Soigner la dernière ligne d’une lettre de motivation en anglais, c’est donner une impression durable : celle d’un candidat attentif, précis et prêt à franchir la porte du recruteur, où qu’elle se trouve.

